Suppression de l’ANI, un souhait déclaré par la FDPM

Suppression de l’ANI, un souhait déclaré par la FDPM

6 septembre 2019 0 Par Makrem

Dans le but de réduire les effets du reste à charge zéro, la Fédération diversité et proximité mutualiste ou FDPM a fait savoir leur souhait de créer un nouveau « socle de solidarité entre les générations » tout en supprimant l’ANI dans le but de faciliter la gestion des restes à charges.

Une réforme santé qui laissera les retraités lésés

Il faut savoir que cette demande ne plaîra pas à tout le monde, et ne conviendra pas à tous les besoins. Si cette réforme santé 100% entre en vigueur, elle fera couler beaucoup d’encrer, puisqu’actuellement, elle continue de faire parler d’elle. Les conversations sont plus axées au coût des mutuelles santé alors que la FDPM se tourne un peu plus vers la suppression de l’ANI. Cette fédération regroupe en son sein des petites et moyennes mutuelles.

Dans leur communiqué officiel, la fédération avait déclaré que « les retraités doivent demander à ce qu’un nouveau socle de solidarité entre les générations soit rebâti par la suppression de l’ANI, et un retour à des adhésions individuelles en santé, faute de quoi l’accès à une complémentaire deviendra prohibitif et source d’exclusion ».

L’ANI, la cause de la destruction de la solidarité intergénérationnelle

Selon les propos de la fédération mutualiste, le Rarc0 est certainement à l’origine de nombreux problèmes surtout pour ce qui concerne les retraités. Cette explication qui fait certainement référence à la dernière étude menée par Santiane.fr. Cette étude mettait en avant le fait que l’entrée en vigueur du reste à charge zéro aurait un impact sur le coût des mutuelles, et notamment sur celles des retraités. La question que l’on se pose c’est quel est le lien entre la généralisation de la complémentaire santé senior à tous les salariés (ANI) ? Pour la FDPM, l’ANI est à l’origine de la segmentation des populations et a par la suite détruit la solidarité entre les générations.

Pour pointer du doigt encore un peu plus cette mesure du Rac0, la FDPM informe sur le fait que « les mutuelles ne doivent pas servir de bouc émissaire à la mise en œuvre sans concertation de promesses électorales, pas plus qu’elles ne doivent être la variable d’ajustement pour des dépenses mal calculées ». Cette annonce ne plaira sûrement pas à Agnès Buzyn qui a demandé aux mutuelles de ne pas revoir leurs tarifs à la hausse.